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Twitter : Le tour des meilleurs outils en un clin d’oeil !
Par Julien Guyomard le 30/09/2008 à 23h47 - 40 commentaires
Voila maintenant plusieurs semaines que j’ai franchi le pas, cela fait plus de deux mois que je suis inscrit, et que j’utilise, Twitter au quotidien. Deux mois qui m’ont également permis de découvrir tout un panel d’outils, plus ou moins utiles, liés au service. À travers ce dossier, je vous propose d’effectuer un tour complet, pour en découvrir un maximum.
Sommaire
- I. Qu’est ce que Twitter ?
- II. Les clients Twitter
- III. Les outils et services se rattachant à Twitter
I. Qu’est ce que Twitter ?
Impossible de commencer ce dossier sans donner une définition rapide du service.
Twitter est un outil social de microblogging. Son principe majeur est de mélanger la capacité d’archivage des weblogs, avec le format court des messages instantanés. En effet, les messages sont limités à 140 caractères. Impossible d’y raconter sa vie, obligé de faire court, en allant directement à l’essentiel. On appelle ces updates des tweets (gazouillis en anglais).
Chaque utilisateur possède une page personnelle, listant la totalité des messages publiés par ce dernier. Voici la mienne. Véritable outil social, Twitter favorise l’interactivité avec les autres internautes : vous pouvez donc vous abonner aux messages de vos amis, et les recevoir en direct !
Naturellement, la position des internautes sur le phénomène Twitter est très controversée. Certains y voient un moyen de faire circuler l’information rapidement, simplement et dynamiquement. D’autres n’y trouvent aucune utilité. Nous n’entrerons pas dans ce débat aujourd’hui, ce n’est pas le but de ce dossier.
II. Les clients Twitter
Vous pouvez utiliser Twitter directement depuis le site officiel, à travers une interface web. Cependant, il existe des clients Twitter, bien plus pratiques et sympathiques à utiliser. Et ce, quelque soit votre plateforme, quelque soit votre système d’exploitation. Une fois essayés, impossible de s’en séparer !
Twhirl [Windows, Mac OS]
Twhirl est une petite application, basée sur Adobe AIR, fonctionnant sous Windows et Mac OS. Très conviviale, elle permet d’envoyer des messages facilement, et de toujours garder un oeil sur vos amis.
Twitterrific [Mac OS]
Twitterrific est l’un des meilleurs clients twitter pour Mac OS X. Il vous permet de lire et publier des Tweets très simplement, à travers une interface conviviale étudiée pour occuper le minimum de place sur votre écran tout en proposant un maximum de fonctionnalités. Une version pour iPhone et iPod Touch est même disponible !
MadTwitter [Windows]
MadTwitter fonctionne selon le même principe, et vous permet de twitter directement depuis votre bureau, sans être obligé d’actualiser le site officiel à longueur de journée. L’auteur le dit lui même, MadTwittern est inspiré de Twitterrific. Il est essentiellement destiné aux habitués du système d’exploitation de la Pomme, qui ne souhaitent pas perdre leurs habitudes lorsqu’ils travaillent sous Windows.
Twitux [Linux : Gnome]
Twitux est un client développé spécialement pour le bureau Gnome. Comme ses équivalents Windows, il possède un certain nombre de fonctionnalités, permettant d’envoyer des updates ou des messages privés, et de suivre vos amis en temps réel. Vraiment pratique, et très conviviale.
gTwitter [Linux : Gnome]
De même, gTwitter est une application basée sur la bibliothèque GTK. Il fonctionne sur le même principe que Twitux, même si je le trouve légèrement moins pratique à l’usage. Probablement une question d’habitude.
TwitterFox [Plugin Firefox]
Extension Firefox très pratique, TwitterFox vous permet d’intégrer directement une fenêtre de conversation au navigateur. Vous pourrez alors envoyer des tweets, mais également lire ceux de vos amis sans passer par le site officiel, et sans lancer d’application externe. Terriblement efficace, c’est la solution que j’utilise le plus souvent.
TweetDeck
Actuellement proposée en version Bêta, l’application Adobe AIR TweetDeck
permet l’affichage de vos tweets sur plusieurs colonnes, rendant ainsi la lecture plus aisée. Elle permet également d’envoyer des updates, et d’utiliser directement le service Summize, pour rechercher des messages.
Twitter Mail
À partir de votre identifiant et votre mot de passe, Twitter Mail vous fournit une adresse email unique, de la forme pseudo@twittermail.com. Tous les messages envoyés à cette adresse seront publiés sur Twitter.
Twitter IM
Twitter IM est un petit service vous permettant de Twitter directement depuis MSN Messenger ou ICQ. Très simple à mettre en place, et drôlement efficace : Il vous suffit d’ajouter Twitter IM dans votre liste de contacts !
Et les autres ?
Naturellement, il en existe plein d’autres, je n’ai présenté que mes préférés. Toutefois, si vous souhaitez approfondir le sujet, Voici une petite liste :
- Sous Windows : Feedalizr, OutTwit, Twitbox, Twitterlicious, Pwytter, Twitter Desktop, TwitterYM, TwApp, Twessenger, Twit4Live, etc.
- Sous Mac OS : Pwytter, Twidget, Twitgit, Twitterpost, Twitterlex, TwitterPod, Celly, Chitter, iTunes to Twitter, etc.
- Sous Linux : ktwitter, twit.el, Vim Twitter, GtkTwitter, ZenTwitter, Gwibber, etc.
Il en existe probablement des dizaines d’autres, n’hésitez pas à me compléter !
III. Les outils et services se rattachant à Twitter
Vu l’ampleur du phénomène, des outils ont rapidement vu le jour, pour apporter de nouvelles fonctionnalités, ou faciliter le quotidien des micro-blogueurs. Je vous propose de voir ensemble les meilleurs outils et services que j’ai pu dénicher jusqu’à présent.
TwitterFeed
TwitterFeed permet de poster automatiquement sur Twitter les derniers billets publiés sur votre blog, en se basant sur votre flux RSS. Vraiment pratique, probablement le meilleur service à l’heure actuelle !
Summize
Racheté par Twitter, Summize permet de rechercher dans les discussions. Très pratique pour faire de la veille, chercher une information ou tout simplement retrouver une discussion.
Twittervision
Innovant, Twittervision permet de localiser en temps réel les derniers Tweets sur une carte du monde. Très sympa à utiliser, même si ça reste plutôt inutile au final. Dans le même principe, il existe Twittermap, basé sur Google Map.
Twitterfone
Également très original, Twitterfone permet d’envoyer des messages sur Twitter depuis votre téléphone portable, en traduisant des messages vocaux. Inscrivez-vous et renseignez votre numéro de mobile ; maintenant, un coup de fil permet de mettre à jour votre statut.
Tweetlater
Très ingénieux, Tweetlater permet de programmer des messages, qui seront publiés à l’heure et à la date souhaitées. Vraiment pratique, pour envoyer des messages événementiels lorsque vous n’êtes pas devant votre ordinateur.
TweetStats
TweetStats permet d’obtenir des statistiques détaillées et complètes sur le blogueur de votre choix. Entrez son pseudo, vous verrez son nombre de billets par mois, ses jours les plus productifs, ses heures de pointes, ses tags les plus fréquents, etc.
TweetBeep
TweetBeep permet de recevoir une alerte par email à chaque fois qu’un certain mot clé est utilisé sur Twitter. Attention, choisissez bien votre mot clé, ça peut vite se transformer en spam ! Mais ça reste un bon moyen de faire de la veille…
FeedTweeter
FeedTweeter permet de twitter automatiquement vos messages Plurk, une autre plateforme de micro-blogging.
Tweader
Déjà présenté en détail dans l’un de mes billets, Tweader permet de suivre efficacement et simplement une conversation Twitter. Vous indiquez simplement l’identifiant unique (ID) de la conversation, puis l’outil se charge de récupérer tous les messages désirés.
Twitscoop
Unique en son genre, Twitscoop scanne tous les messages Twitter, afin d’en extraire les mots les plus utilisés pour les regrouper dans un nuage de tags.
Twanslate
Twanslate est un robot permettant d’interroger un traducteur linguistique directement depuis Twitter. L’intérêt est, au final, très limité, mais cet outil a le mérite d’être original !
Et les autres ?
Ici encore, les outils et services se comptent par dizaines ! Un de vos services favoris ne figure pas dans cette liste ? N’hésitez pas à nous le faire découvrir, via les commentaires !
Conclusion
À travers ce dossier, je n’ai présenté que mes outils favoris. Il en existe beaucoup d’autres que je ne connais probablement pas. Je compte donc sur vous pour les partager avec nous, et ainsi contribuer à enrichir cet article.
Gnome : Installez un gestionnaire de presse-papier évolué
Par Julien Guyomard le 27/09/2008 à 16h43 - Ajouter un commentaire
Le presse-papier est un outil indispensable en informatique, impossible de s’en passer de nos jours. Cependant, le copier-coller tel que vous le connaissez probablement ne permet de copier qu’un seul élément à la fois. Pourquoi ne pas l’améliorer, et opter pour un gestionnaire de presse-papier beaucoup plus évolué ?
Sommaire
I. Présentation
Les gestionnaires de presse-papier Glipper, Parcellite ou encore Desktop Data Manager, adaptés pour l’interface graphique Gnome, mémorises toutes les opérations de copie que vous effectuez et vous permettent d’en retrouver une depuis l’historique, en un seul clic. Une fois essayé, impossible de s’en séparer !
Pour des raisons de gout essentiellement, j’ai opté pour Parcellite. C’est donc l’installation et l’utilisation de ce logiciel que je vais détailler à travers cet article. Toutefois, celle des autres est similaire, pour ne pas dire quasi-identique.
II. Installer Parcellite
Avec Ubuntu / Debian
Actuellement, Parcellite n’est pas disponible dans les dépôts. Cependant, vous pouvez l’installer simplement, à l’aide du package .deb, disponible à cette adresse.
Téléchargez-le, et enregistrez-le sur votre disque dur, dans un dossier « parcellite » à la racine de dossier personnel, par exemple.
Puis :
Ouvrez votre console (Terminal), pour l’installer :
// Déplacez-vous dans le bon dossier cd parcellite // Lancez la commande d'installation sudo dpkg -i parcellite_0.8-0~getdeb1_i386.deb
C’est bon, c’est terminé !
Avec une autre distribution Linux
Vous pouvez télécharger les sources à cette adresse. Ensuite, suivez étape par étape les instructions mentionnées dans le fichier Readme, c’est très détaillé, je ne vois pas comment je pourrai mieux expliquer !
III. Utiliser Parcellite
Avant tout, vous devez lancer le logiciel. Pour cela, rendez-vous dans le menu :
Applications > Accessoires > Parcellite
Un icône apparaît alors dans la barre des tâches :
Le fonctionnement du logiciel est très simple. Lorsque vous copiez une chaîne, elle est archivée dans l’historique :
Pour sélectionner une ancienne chaîne de l’historique, cliquez dessus. Elle est maintenant sélectionnée, vous pouvez la copier comme bon vous semble !
Protégez vos adresses email du spam
Par Julien Guyomard le 19/09/2008 à 17h04 - 7 commentaires
Chaque jour, nous recevons plusieurs courriels indésirables. Vous savez, ces petits messages forts sympathiques, remplis de bons plans, avec des propositions comme « Gagnez des centaines de millions d’euros », « Rejoins-moi, je suis toute nue », « La dernière Sex Tape de je-ne-sais-qui », « Promotion Viagra »… Les exemples ne manquent pas, mais finissent par tous se ressembler.
Lassé de perdre du temps pour trier les bons mails des mauvais ? Marre d’être envahi par les messages publicitaires ? Voici un petit article pour vous aider à mieux comprendre le spam, et ainsi mieux le neutraliser.
Sommaire
- I. L’origine du spam
- II. Le spam, un fléau en perpétuelle évolution
- III. Comment les spammeurs découvre votre adresse e-mail ?
- IV. Comment lutter ? Comment se protéger du spam ?
I. L’origine du spam
Le premier spam a été émis le 3 mai 1978, il y a plus de trente ans, par Gary Thuerk, marketeur travaillant chez DEC. Il a été envoyé vers 600 adresses email environ, c’est à dire vers presque toutes les personnes possédant une adresse email et vivant sur la côte ouest des États-Unis. Pour la petite anecdote, il a tapé la totalité des adresses à la main ! Ce message, envoyé sans aucune volonté de nuire, invitait les destinataires à une démonstration de la gamme DEC. Les réactions furent violentes, et la défense américaine (à qui appartenait l’ARPAnet, ancêtre d’Internet) a condamné cette pratique, jugée non conforme aux conditions d’utilisation du réseau. Le spam était né.
Si cela vous intéresse, cette page détaille l’origine de ce mot.
II. Le spam, un fléau en perpétuelle évolution
Trente ans plus tard, le spam est le pire fléau présent sur Internet : actuellement, près de neuf mails sur dix sont considérés comme indésirables. En plus de polluer vos boites mail, il engendre une perte de plus de 250 milliards de dollars par an !
L’étude publiée par Pew Internet réalisée en 2007 sur le sujet est très inquiétante : en l’espace d’une année, le spam dans les emails reçus a augmenté de 37% ! Toutefois, cette étude indique également que 71% des boites emails disposent de filtres anti-spam, ce qui est plutôt une bonne chose : de plus en plus d’internautes prennent des mesures pour lutter contre ce fléau.
Pour illustrer mes propos, voici la progression du spam ces dernières années :
III. Comment les spammeurs découvre votre adresse e-mail ?
Pour mieux se protéger, il est important de comprendre comment les spammeurs procèdent, pour récupérer vos adresses emails et ainsi enrichir leurs bases de données.
1. Le pillage du web
Des robots parcourent la toile à la recherche d’adresses email. Ces applications filtrent les pages web, pour en extraire toutes les adresses. Ainsi, si vous signez un forum, par exemple, avec votre adresse email, il y a de grande chance qu’elle finisse dans la base de données d’un ou plusieurs pollueurs. Pour vous protéger, il est donc important de ne jamais laisser traîner votre adresse email sur Internet.
2. Les attaques par dictionnaire
La plupart des internautes utilisent des adresses emails contenant leur nom et prénom. En se basant sur les noms de domaines connus (free.fr, gmail.com, laposte.fr …) et en utilisant des prénoms et noms de famille courants, les spammeurs arrivent à créer des adresses emails susceptibles d’exister. À partir de là, il suffit de les tester une par une…
3. Les attaques par brute force
Plus vicieuses, il est bien plus difficile de se protéger de ce type d’attaques. Les spammeurs essayent toutes les combinaisons de lettres possibles pour tenter de trouver des adresses emails valides, puis les essaye une par une : pour cela, ils n’ont même pas besoin d’envoyer un message, il leur suffit d’interroger les serveurs DNS, qui leur répondront si l’adresse email existe ou non.
IV. Comment lutter ? Comment se protéger du spam ?
1. Ne choisissez pas une adresse email courante
Comme dit précédemment, de nombreux spammeurs utilisent des dictionnaires pour découvrir des adresses email valides. Évitez donc d’utiliser directement votre patronyme ou votre prénom pour constituer votre adresse. Soyez créatif, et mélangez les deux pour obtenir une adresse unique mais simple à retenir.
2. Évitez les adresses email trop courtes
Choisir une adresse email de quelques caractères seulement peut être tentant, mais ce sont les premières cibles des attaques par brute force. En effet, si on concidère un nom constitué de 8 chiffres ou lettres, les possibilités sont de 26 lettres et 10 chiffres, soit 36^8, soit près de 3000 milliards de combinaisons ! Autant dire que vous avez peu de chance qu’un spammeur découvre une telle adresse via cette technique.
3. Ne laissez pas traîner votre adresse email sur la toile
Comme nous venons de le voir, des robots parcourent la toile pour extraire les adresses email. Soyez plus malin, ne leur facilitez pas la tâche ! Évitez d’inscrire clairement votre email sur les forums, newsgroups, pages web, chat, etc… Et si cela est nécessaire, vous pouvez toujours la « masquer », en l’encodant. Par exemple, vous pouvez l’écrire sous la forme exemple[arobas]ilonet[point]fr.
4. Utilisez des adresses email jetable
De nombreux services, comme jetable.org ou haltospam.com, permettent de créer gratuitement des adresses email temporaires. Le principe général est de ne jamais donner sa véritable adresse e-mail sur Internet. Cette adresse email temporaire est valable quelques heures, ou quelques jours seulement. Durant ce délais, tous les messages reçus sur cette adresse sont redirigés vers votre véritable adresse mail. Ensuite, elle est détruite, vous évitant ainsi de recevoir des spam ou autres publicités non désirées.
Cette technique est particulièrement pratique pour vous inscrire sur des sites douteux, exigeant une adresse email valide.
5. Ne jamais répondre aux spams potentiels
Répondre à un spam ne peut qu’empirer les choses : cette action confirme aux spammeurs que votre adresse email est utilisée et lue ! Dans la même optique, ne cliquez pas sur tous les liens. Certains sont « piégés », et ont pour seul but de confirmer votre adresse (au moyen d’un identifiant unique, dissimulé dans le lien) ! C’est particulièrement vrai pour les faux liens « se désabonner ». Soyez vigilant.
6. Utilisez des anti-spam, ou les filtres de votre messageries
De nombreux Anti-spam existent sur le marché, plus ou moins efficaces. Vous pouvez notamment vous référer au comparatif suivant : Quel antispam choisir ? De plus, la plupart des logiciels de messagerie, comme Outlook ou Thunderbird, proposent des filtres, permettant de supprimer efficacement les messages répondant à certains critères. Toutefois, ces solutions ne seront jamais efficaces à 100%.
Conclusion
Cet article vous a présenté plusieurs techniques pour lutter contre le spam. Il est important de le combattre directement à la source, en protégeant au mieux votre adresse email. Une fois qu’elle est découverte et utilisée par des spammeurs, il est souvent trop tard.
Des questions ? Des suggestions ? N’hésitez pas à laisser un commentaire.
Sources et liens
Apt-get : Installez de nouveaux logiciels, et maintenez les à jour !
Par Julien Guyomard le 20/08/2008 à 21h56 - Un commentaire
Maintenant que vous êtes connecté à votre serveur, nous allons installer les premiers logiciels. Sous linux, la plupart des logiciels sont proposés sous forme de paquets : un paquet est une sorte d’archive, contenant toutes les instructions et fichiers nécessaires pour installer un programme. Ainsi, des gestionnaires de paquets, comme apt-get, permettent d’installer, supprimer, et mettre à jour des logiciels en une seule commande ! C’est ce que nous allons voir à travers cet article
Pour ma part, j’ai choisi de vous présenter le gestionnaire de paquets apt-get. Il en existe d’autres, comme aptitude par exemple. Actuellement, tous se valent sur le plan des fonctionnalités et des performances. Ce choix est surtout motivé par une question de goût et d’habitude.
Sommaire
- I. Les dépôts
- II. Mettre à jour le cache des paquets
- III. Installer un paquet, avec apt-get install
- IV. Mettre à jour tous les paquets, avec apt-get upgrade
- V. Supprimer un paquet, avec apt-get remove
- Conclusion
I. Les dépôts
Tous les paquets sont stockés sur Internet, sur des serveurs. Ces serveurs sont appelés « dépôts » (repository en anglais). Naturellement, il existe plusieurs dépôts sur Internet. La plupart d’entre eux contiennent les mêmes paquets, mais permettent une répartition des taches, pour éviter l’engorgement d’un unique serveur.
La configuration des dépôts se fait dans le fichier /etc/apt/sources.list.
Ouvrez le :
nano /etc/apt/sources.list
Il est probable que ce fichier soit déjà remplis. Dans ce cas, n’y touchez pas, regardez seulement. Chez moi, il contient :
deb ftp://mir1.ovh.net/debian/ etch main
deb-src ftp://mir1.ovh.net/debian/ etch maindeb http://security.debian.org/ etch/updates main
deb-src http://security.debian.org/ etch/updates main
Vous noterez que j’utilise les dépôt proposés par la société d’hébergement OVH. En effet, cette société met plusieurs dépôts à disposition de ses clients. Cela permet aux serveurs installés dans son datacenter d’avoir une connexion très rapide avec ces dépôts.
L’hébergeur Sivit propose également des dépôts dédiés à leurs clients :
deb ftp://debian.sivit.org/debian/ etch main
deb-src ftp://debian.sivit.org/debian/ etch maindeb http://debian-sivit.sivit.org/ etch sivit
deb-src http://debian-sivit.sivit.org/ etch sivitdeb http://security.debian.org/ etch/updates main
deb-src http://security.debian.org/ etch/updates main
Pour savoir si votre hébergeur propose ce genre de service, renseignez-vous auprès de ce dernier. Sinon, vous pouvez toujours utilisez les dépôts officiels, listés sur cette page.
Voici un exemple de configuration utilisant les dépôts officiels :
deb ftp://ftp.fr.debian.org/debian/ etch main
deb-src ftp://ftp.fr.debian.org/debian/ etch maindeb http://security.debian.org/ etch/updates main
deb-src http://security.debian.org/ etch/updates main
Maintenant, explicitons rapidement le contenu de ce fichier. Chaque ligne débute par l’une de ces deux directives :
- deb : pour télécharger la version compilée des logiciels.
- deb-src : pour récupérer le code source du programme. En général, cela ne vous sera pas très utile, sauf si vous souhaitez recompiler un programme à votre sauce.
Examinons la ligne suivante en détail :
deb ftp://ftp.fr.debian.org/debian/ etch main
Cette ligne débute par deb : elle indique donc l’adresse d’un dépôt, permettant de télécharger la version compilée des logiciels.
Ensuite, nous trouvons l’adresse complète du dépôt (ici, ftp://ftp.fr.debian.org/debian/).
Et enfin, nous indiquons dans quelle « partie » du dépôt nous souhaitons regarder (selon notre distribution, etc.).
Une fois votre fichier modifié, enregistrez-le, à l’aide de la combinaison ctrl + x.
II. Mettre à jour le cache des paquets
Pour des raisons de performance, Debian télécharge la liste des paquets proposés par vos dépôts, et la sauvegarde sur votre disque dur. Cette liste étant constamment mise à jour, il est important de mettre en cache les nouveaux paquets régulièrement, avant d’installer ou de mettre à jour un logiciel. Cela est également vrai lorsque vous changez la liste des dépôts.
Pour cela, lancez simplement la commande suivante :
apt-get update
La liste des paquets se télécharge alors :
Inutile d’exécuter cette commande à chaque fois que vous installez un logiciel. Lancez la seulement de temps en temps.
III. Installer un paquet, avec apt-get install
Le gestionnaire de paquet apt-get permet d’installer un nouveau logiciel en une seule commande. Par exemple, installons le logiciel htop, permettant de visualiser les ressources utilisées par votre système en temps réel :
apt-get install htop
Le logiciel s’installe :
Une fois lancé, vous pouvez tester ce logiciel en tapant la commande htop. Utilisez la combinaison ctrl + c pour le quitter. Je ne vous en dis pas plus, je reviendrai sur ce logiciel dans un autre article, ce n’est pas le but aujourd’hui.
IV. Mettre à jour tous les paquets, avec apt-get upgrade
Le gestionnaire de paquets apt-get permet de mettre à jour tous vos logiciels en une seule commande. Avant de lancer cette commande, il est vivement recommandé de mettre à jour le cache des paquets, comme nous venons de le voir précédemment.
apt-get update apt-get upgrade
Je vous recommande de mettre à jours vos programmes régulièrement. Cela corrige certains bugs, ajoute de nouvelles fonctionnalités, mais surtout installe les mises à jour de sécurité !
V. Supprimer un paquet, avec apt-get remove
La commande apt-get remove permet de supprimer simplement un programme. Pour supprimer le logiciel htop, il vous suffit de lancer la commande suivante :
apt-get remove htop
A présent, ce programme est définitivement supprimé de votre ordinateur.
Cependant, il a encore mieux : la commande apt-get autoremove permet de supprimer un programme, ainsi que les dépendances devenues inutiles.
Qu’est ce qu’une dépendance ?
Sous Linux, il est rare qu’un logiciel puisse fonctionner tout seul. En général, il utilise des librairies ou bibliothèques communes à plusieurs logiciels : il dépend donc d’autres programmes pour fonctionner, il a des dépendances.
Le gestionnaire de paquets apt-get gère parfaitement les dépendances. Lorsque vous installez un nouveau logiciel, il installera automatiquement tous les programmes nécessaires au bon fonctionnement de ce logiciel.
Supprimer les dépendances inutiles
Lorsque vous supprimez un logiciel, certaines de ces dépendances ne sont plus forcément utiles. Il est alors pratique de les supprimer, pour éviter d’encombrer votre système inutilement. La commande apt-get autoremove est faite pour cela :
apt-get autoremove htop
Rapide et efficace : apt-get analyse le paquet htop, analyse les programmes dont il dépend, et supprime ceux qui sont devenus inutiles.
Conclusion
Vous savez maintenant comment installer et mettre à jours vos logiciels. Encore une fois, pour un maximum de sécurité, je vous recommande de faire ces mises à jour régulièrement. Dans les prochains articles, nous pourrons dorénavant attaquer les choses sérieuses !
Les premiers pas, pour administrer votre serveur en toute sérénité
Par Julien Guyomard le 31/07/2008 à 17h07 - Ajouter un commentaire
Dans ce premier article, abordons ensemble les premières bases, pour administrer facilement votre serveur à distance, depuis votre poste de travail. Aucune interface graphique, tout sera directement réalisé en ligne de commande.
Tous mes articles sont basés sur un serveur d’exemple, nommé exemple.ilonet.fr, tournant sur Debian Etch. Pour le moment, cette distribution est entièrement nue, c’est à dire qu’aucun logiciel n’est installé dessus, il n’y a juste que le strict minimum.
Les commandes seront lancées à partir du compte root. Pour information, cet utilisateur possède le maximum de privilèges, c’est le super-administrateur du système. Normalement vous avez du choisir son mot de passe lors de l’installation de votre serveur.
Sommaire
I. Connexion à distance, par SSH
Pour commencer, il est nécessaire de vous connecter au serveur, depuis votre poste de travail, en utilisant SSH, un protocole fiable et sécurisé. Pour cela, commencez par installer un client SSH, sur votre porte de travail.
Connexion SSH sous Linux
Votre poste de travail tourne sous Linux ? Le meilleur client SSH est, selon moi, la console.
Sous Gnome, vous la trouverez dans Applications > Accessoires > Terminal.
En revanche, sous KDE, elle se cache sous K > Système > Konsole.
Une fois ouverte, tapez simplement la commande suivante, en remplaçant exemple.ilonet.fr par le nom de domaine ou l’adresse IP associé à votre serveur :
ssh root@exemple.ilonet.fr
Une fois la commande lancée, entrez simplement votre mot de passe root. Il est parfaitement normal qu’aucun caractère ne s’affiche à l’écran lorsque vous tapez votre mot de passe : c’est une sécurité, pour éviter que des regards indiscrets comptent le nombre de caractères contenus dans votre mot de passe.
Et oui, l’arrière plan de ma console est noir : c’est bien plus agréable pour les yeux, surtout le soir, fatigué, après de longues heures derrière un écran.
Connexion SSH sous Windows
Vous pouvez utiliser le logiciel gratuit Putty, téléchargeable depuis le site officiel. Il est relativement léger, et plutôt simple à utiliser : il vous suffit d’entrer l’adresse du serveur, comme le montre l’image ci-dessous, et de valider.
On vous demande alors votre login. Tapez root. Puis on vous demande le mot de passe correspondant. Entrez le. De la même manière, il est parfaitement normal qu’aucun caractère ne s’affiche à l’écran lorsque vous tapez votre mot de passe : c’est une sécurité, pour éviter que des regards indiscrets comptent le nombre de caractères contenus dans votre mot de passe.
Une fois connecté, vous pouvez agir directement sur votre serveur, comme si la machine était à portée de main. A partir de maintenant, toutes les commandes que vous taperez seront exécutées sur le serveur.
II. Les premières commandes
Voici quelques commandes de base, pour prendre en main le système. Pour avoir plus d’informations sur une commande, tapez man suivi du nom de la commande. Par exemple, pour afficher la documentation de la commande date, il vous suffit simplement de taper :
man date
La documentation s’affiche alors :
La votre n’est peux être pas aussi belle que la mienne : pour les plus curieux, l’installation du paquet most permet d’obtenir un manuel en couleur. Vous apprendrez comment faire dans la suite des articles.
Pour quitter, utilisez simplement la touche « q » de votre clavier.
Modifier le mot de passe root
Si votre mot de passe root a été attribué par défaut, il est peut être pratique de le changer par celui de votre choix. Pour cela, entrez simplement la commande suivante, puis suivez les instructions :
passwd root
Changer de répertoire
La commande cd, abréviation de Change Directory, permet de changer de répertoire.
# Se déplacer dans le dossier racine cd / # Se déplacer dans le dossier «sousrepertoire», contenu dans le dossier courant : cd sousrepertoire # Se déplacer dans le dossier parent cd ..
Lister le contenu d’un dossier
La commande ls, abréviation de list, permet de lister le contenu d’un dossier.
# Liste des fichiers contenus dans le dossier courant ls # Liste des fichiers contenus dans le dossier racine / ls /
La commande ls présente quelques options intéressantes. Les options, ou paramètres, permettent de jouer sur l’affichage des fichiers (affichage détaillé ? trier les fichiers ? afficher les fichiers cachés ? etc.) Généralement composés d’une seule lettre, ils sont placés après la commande, précédés par un tiret. Par exemple, l’option « l » de la commande ls permet d’avoir un affichage détaillé, tandis que l’option « a » permet d’afficher les fichiers cachés.
# Liste détaillée des fichiers contenus dans le dossier courant ls -l # Liste détaillée des fichiers contenus dans le dossier /var/ ls -l /var/ # Liste des fichiers, en incluant les fichiers cachés, contenus dans le dossier courant ls -a # Liste détaillée, en incluant les fichiers cachés, des fichiers contenus dans le dossier courant ls -al
Créer ou modifier un fichier
Sous linux, il existe de nombreux éditeurs de fichiers en ligne de commande. Mon préféré est sans aucun doute nano, mais vous pouvez choisir d’utiliser vi, vim, pico ou encore emacs, selon votre préférence.
Pour modifier un fichier, tapez simplement la commande suivante :
nano nomdufichier
ou encore :
pico nomdufichier
Si le fichier n’existe pas, il sera créé. Vous pouvez ensuite le sauvegarder facilement en utilisant le raccourcis clavier ctrl + x. De nombreux raccourcis claviers existent, je vous laisse consulter l’aide (ctrl + G) pour plus d’informations.
Copier ou déplacer un fichier
La commande cp, abréviation de copy, permet de créer une copie d’un fichier, dans le même repertoire ou dans un autre. Cette commande n’affecte pas le fichier original.
# Faire une copie d'un fichier dans le même répertoire, sous le nom de nouveau_fichier cp ancien_fichier nouveau_fichier # Copier le fichier dans un autre répertoire, en conservant le même nom cp ancien_fichier monrepertoire # Copier le fichier dans un autre répertoire, sous le nom de nouveau_fichier cp ancien_fichier monrepertoire/nouveau_fichier
La commande mv, abréviation de move, permet quant à elle de déplacer (ou renommer) le fichier. Le fichier original est donc effacé. Elle s’utilise de la même manière que la commande cp.
# Renommer un fichier dans le même répertoire, sous le nom de nouveau_fichier mv ancien_fichier nouveau_fichier # Déplacer le fichier dans un autre répertoire, en conservant le même nom mv ancien_fichier monrepertoire # Déplacer le fichier dans un autre répertoire, sous le nom de nouveau_fichier mv ancien_fichier monrepertoire/nouveau_fichier
Supprimer un fichier, ou un répertoire
La commande rm, abréviation de remove permet de supprimer un fichier, tandis que la commande rmdir supprime un répertoire vide :
# Supprimer un fichier rm monfichier # Supprimer un répertoire rmdir monrepertoire
J’insiste bien, rmdir permet de supprimer un répertoire seulement s’il est vide ! Pour supprimer un répertoire, avec tous les fichiers qu’il contient, utiliser l’option « r » (recursive) :
# Supprimer un répertoire, et tous les fichiers/répertoires contenus dans ce dernier rm -r monrepertoire
Créer un dossier
La commande mkdir permet de créer un dossier. Voici son fonctionnement :
# Créer un répertoire mkdir monrepertoire
Nous venons de faire le tour des principales commande. Sous Linux, il en existe une multitude. Toutes les énumérer ici est impossible, je vous les présenterai au fur et à mesure, lorsque nous en aurons besoin.
Conclusion
Une fois connecté à votre serveur, je vous encourage vivement à travailler les commandes de base présentées dans cet article. Amusez-vous à créer des dossiers et fichiers de test, modifiez les, déplacez les, supprimez les… Et n’hésitez pas à consulter l’aide, au moyen de la commande man, pour plus de renseignements.
Dans un prochain chapitre, nous découvrirons comment maintenir votre distribution Debian, en la mettant à jour facilement et régulièrement. Par la même occasion, vous apprendrez comment installer un logiciel.
